La direction de l’attractivité territoriale de Courbevoie prolonge le focus sur l’IA amorcé dans son magazine Courbevoie.eco n° 26.

Retrouvez ici ce numéro de Courbevoie.eco : “L'avenir orienté IA”.

L’intelligence artificielle générative a pris ces dernières années une nouvelle dimension, en mettant à disposition des outils capables de proposer des usages jusqu’à présent inédits dans les apprentissages. Cette nouvelle réalité, qui impacte les étudiants autant que les équipes enseignantes, est assurément vectrice de nouvelles opportunités, autant que de potentiels écueils si elle est peu encadrée et mal appréhendée.

Si l’on observe de plus en plus d’usages de l’intelligence artificielle (IA) dans des secteurs économiques et industriels très variés et que la technologie participe à transformer durablement, elle s’est également forgé ces dernières années une place incontestable au sein des universités et des établissements d’enseignement supérieur. À l’instar de l’école d’ingénierie informatique EPSI, qui fait partie du campus du groupe Compétences & Développement installé à Courbevoie. 

« La question de l’intégration de l’IA dans notre stratégie pédagogique est désormais essentielle, en cela que nos cursus académiques doivent répondre à la demande du marché de l’emploi, tout en formant nos apprenants aux enjeux éthiques et sociétaux induits par cette technologie », expose Fabien Montagne, Directeur national des programmes chez EPSI (École d'ingénierie informatique) et lui-même docteur en IA. Il s’empresse de préciser que la structure « n’a cependant pas attendu l’avènement de ChatGPT au grand public [en novembre 2022, ndlr] pour s’emparer du sujet autour de l’IA. Elle est diffusée dans nos programmes pédagogiques depuis bon nombre d'années et fait aujourd’hui partie intégrante de l’ADN de nos enseignements ». 

« Fortes perspectives d’évolution professionnelle en entreprise » 

À cet égard, les programmes de l’EPSI - accessibles en formation initiale, alternance ou professionnelle, du bac +1 au bac +5 à travers 15 campus partout en France -, couvrent bon nombre de domaines de l’informatique : cybersécurité, cloud, data, développement informatique ou encore systèmes et réseaux et bien sûr, intelligence artificielle.
« À l’issue des deux premières années qui offrent une vision globale des métiers de l’informatique, les apprenants peuvent se spécialiser pour devenir des experts, particulièrement en IA qui offre de fortes perspectives d’évolution professionnelle en entreprise », indique Xavier Tostivint, Directeur du réseau EPSI.

La pratique concrète pour ancrer les savoirs

Outre une approche différenciée où les conditions d’apprentissage tiennent compte de l’évolution réelle des apprenants, le projet pédagogique de l’EPSI repose sur le Learning by Doing, l’assimilation des connaissances par l’action, avec 80% de travaux pratiques. Et les cas d’usage ne manquent pas. À la rentrée de septembre, le workshop des apprenants de dernière année a porté sur le thème IA et magie, avec pour ambition de « répondre à des défis informatiques sans utiliser les outils de développement ou de configuration manuelle de l’environnement, d’où le côté magique de l’IA générative », explique F. Montagne, tandis que l’IA était déjà au cœur des workshops de l’école l’an passé avec la problématique Comment assainir les réseaux sociaux en utilisant l’IA. 

Un hackathon sur la qualité de l’air 

Extension naturelle de l’équipement MyDIL, le laboratoire d’innovation digitale de l’école, le MyIALab offre une autre possibilité aux apprenants, en collaboration avec des partenaires industriels et académiques (Google Cloud Partner University–Faculty, AWS Academy, RootMe, etc.) : poursuivre leur montée en compétence et mettre en pratique leurs savoirs sur des projets à impact réel, qu’ils soient liés à la data ou à l’IA.
Ainsi, en mars dernier sur le campus de Courbevoie s’est tenu un hackathon sur la qualité de l’air, « avec pour objectif de mobiliser nos étudiants autour d’un enjeu sociétal concret, en combinant collecte de données, analyse et IA appliquée. Les projets développés ont ainsi permis de croiser capteurs IoT, jeux de données open source et modèles prédictifs simples, afin d’imaginer des outils d’aide à la décision pour la surveillance environnementale urbaine », raconte F. Montagne. Surtout, il précise qu’au-delà de son aspect technique, « l’événement visait également à sensibiliser les apprenants à l’impact environnemental du numérique et à encourager une approche responsable de la technologie ». 

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